Les nouvelles tendances du tourisme – podcast #4

Les nouvelles tendances du tourisme – podcast #4

Dans cet épisode nous parlons des nouveaux acteurs et des nouvelles tendances du tourisme.

La micro aventure est-elle une mode passagère ou une tendance de fond ? A t on suffisamment creusé les niches dans les marchés existants ? Les acteurs du tourisme ont-ils besoin de se réinventer, ou est-ce que les nouveautés viendront de startupers venant d’autres horizons ?
Va-t-on voyager dans l’espace ou depuis sa chambre avec un masque de réalité virtuelle et augmentée ?
Notre invité principal est Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab, il va nous donner sa vision des tendances du tourisme.

Nous avons reçu lors de ce podcast Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab. Il évoque ExploreParis.com, le film vanlife des coflocs ainsi que son cahier annuel des tendance. Les deux startups dont Laurent parle sont Bak et Nocto.
Interviennent également Maxime Besnier de My Local Fixer, Guillaume Noel de Captain Wild et Eleonore Lluna de Time On Target.
Olivier Charmes et Aurore Guinet ont réalisé les différentes interviews de ce podcast.

La digitalisation de l’industrie du tourisme – Podcast #3

La digitalisation de l’industrie du tourisme – Podcast #3

Aujourd’hui nous allons nous interroger sur la place du digital dans l’industrie du tourisme. Nous aborderons les réseaux sociaux et la manière dont les marques communiquent auprès de leurs clients ou de leurs prospects. Nous parlerons des budgets que cela peut représenter, de la part de l’humain dans le digital et de ce que peut attendre un public de la part d’une agence ou un office du tourisme

Pour en discuter, je reçois aujourd’hui Stanislas Lucien, cofondateur de l’agence de communication digitale Travel Insight.

Nous avons reçu lors de ce podcast Stanislas Lucien de Travel Insight, Pauline le Vexier, social media manager de Chilowe, Emilie Straub, responsable marketing digital de Copines de Voyage, Eric Balian, directeur général de Terres d’Aventure, et Lucie Aidart, créatrice du blog Voyages et Vagabondages.

Olivier Charmes et Aurore Guinet ont réalisé les différentes interviews de ce podcast.

Comment la génération Millennials voyage-t-elle aujourd’hui ?  – Podcast #2

Comment la génération Millennials voyage-t-elle aujourd’hui ? – Podcast #2

Pourquoi cette génération Y décide de passer par une agence alors qu’elle est habituée à voyager par ses propres moyens ? Comment les acteurs du tourisme s’adressent-ils à elle ? « Les millennials sont des gens qui croient beaucoup dans les marques et dans les influenceurs, et c’est donc plus facile pour nous de nous faire connaître auprès des plus jeunes de cette manière-là » explique Jeremy Grasset, directeur général de Shanti Travel. En envoyant le blogueur Bruno Maltor voyager en Inde, l’agence de voyage a obtenu de la visibilité sur les réseaux sociaux et un voyage « signature » créé par l’influenceur et l’agence.

Olivier Charmes et Aurore Guinet ont réalisé les différentes interviews de ce podcast.

Une offre pour chaque génération de voyageurs

Pascal Hazéra, responsable marketing produit à l’UCPA indique comment les clients de 6 à 55 ans sont fidélisés au sein de l’association :

« On crée une passerelle entre tous les âges pour que les gens aient une vie de loisirs, en fonction des attentes de tous les âges ».

Un enfant qui aura passé ses étés en colonie de vacances à l’UCPA se verra proposer des séjours au ski tout compris à prix attractifs pour qu’il continue de voyager avec cet organisme dès lors qu’il aura 18 ans. Puis des initiations à certains sports, et jusqu’à des stages de perfectionnement pour qu’il reste client le plus longtemps possible

Les réseaux sociaux, nouveaux prescripteurs de voyages

Cette génération est hyper connectée, et préfère être inspirée par les réseaux sociaux que d’y trouver des publicités ou promotions.

« Facebook, Instagram, TikTok, Twitter je peux avoir le même profil de personnes, mais ces personnes-là vont attendre un contenu différent pour chaque réseau social »,

précise la Youtubeuse Little Gypsy. L’adaptation est cruciale, dans la mesure où chaque réseau a ses spécificités et ceux qui y sont actifs doivent respecter certains codes pour y être acceptés.

Les Millennials à la recherche d’expériences plus locales et durables

Intreprid Travel, Tour Opérateur australien approchant le demi-million de clients annuels à travers le monde, a pris le pari de ne communiquer qu’en anglais avec un seul compte pour chaque réseau social. Leurs voyages étant opérés en anglais, la majeure partie de la clientèle est anglophone :

« la beauté des voyages Intrepid, c’est de pouvoir se mélanger et d’avoir des personnes qui viennent de plusieurs cultures » explique Zina Bencheikh, directrice générale EMEA. Mais elle précise également « j’ai une équipe régionale marketing, on a des équipes locales pour targetter la clientèle de cette région » et propose également des voyages spécifiquement pour une clientèle ciblée géographiquement, avec par exemple des voyages en Australie dédiés aux Australiens.

Le voyage plus local et plus éco-responsable semble être d’actualité pour l’ensemble de ces acteurs. Elena Thuillier, responsable de communication chez Chapka Assurance le confirme :

« Le voyage va évoluer et ce ne sera pas forcément les mêmes façons de voyager. Le voyage plus local et plus éco responsable c’est sûr, ça fait un moment que la tendance est lancée, et [la crise sanitaire] a permis à certains de réfléchir sur leur façon de voyager ».

Ce courtier en assurances a réussi à séduire les millennials par une communication décalée, jeune, sur les réseaux sociaux et par des événements comme les apéros voyageurs dans les grandes villes de France. Si un courtier en assurances arrive à être sexy, un voyagiste devrait facilement y arriver aussi.

Vers de nouvelles opportunités grâce à un marketing ciblé

« Cette cible 25/45 ans n’a pas vraiment de marque de référence en France qui s’adresse à eux sur le marché de voyage de groupe »,

analyse Olivier Masselis, PDG des Aventureurs. Après avoir lancé l’agence Copines de Voyages dédiée aux femmes, et s’être aperçu que la moyenne d’âge de sa clientèle était d’une trentaine d’années, il a décidé de lancer une nouvelle marque, mixte cette fois-ci, pour s’adresser à cette génération : les aventureurs.

« Notre marketing ayant été fait à 95% sur Facebook, nous pouvions ne targetter qu’exclusivement cette tranche d’âge », précise-t-il.

D’après l’INSEE, il y a près de 16 millions de 20/39 ans en France. Combien de milliers seulement sont approchés aujourd’hui par les acteurs du tourisme ? Il reste probablement un boulevard dans lequel s’engouffrer pour proposer une offre adaptée à une population qui a connu les échanges universitaires Erasmus et les Permis Vacances Travail et qui désire voyager, échanger et rencontrer des cultures différentes de la sienne.

Le tourisme peut-il être véritablement « responsable »?  – Podcast #1

Le tourisme peut-il être véritablement « responsable »? – Podcast #1

Tout le monde l’a bien compris, le tourisme est responsable d’un certain nombre d’effets néfastes, et sans que la liste soit exhaustive, on trouve parmi les plus cités la pollution de la planète par le transport, et notamment l’avion, la destruction du littoral pour bétonner des hôtels, la fuite d’une population locale au profit de centres touristiques, la sur-fréquentation de lieux autrefois paisibles, etc. Pour autant, peu nombreux sont les voyageurs qui ont l’intention de réellement abandonner le voyage et le tourisme. Les agences de voyages, tour opérateurs, réceptifs et prestataires se positionnent comme ayant une démarche responsable, durable, parfois même humanitaire, parlant de sur-compensation carbone parfois. Est-ce crédible ? N’y a-t-il pas un peu de greenwashing ici ? Ne se déculpabilise-t-on pas trop rapidement en versant quelques euros à une fondation pour replanter des arbres ? N’est-ce pas une belle dissonance cognitive que l’on ne saurait s’avouer ?

Olivier Charmes et Aurore Guinet ont réalisé les différentes interviews de ce podcast.

Concevoir son voyage autrement

De nouvelles tendances apparaissent pour pallier ces problèmes, et une génération naissante de professionnels et de voyageurs décide de voyager différemment. L’association POW (Protect Our Winters) prône le « backyard adventure » : inutile de parcourir de longues distances pour vivre une aventure.

« Même quand on est dans de grands centres urbains, on se rend compte qu’il y a la possibilité de fréquenter la nature de manière assez proche à partir du moment où on s’y intéresse un petit peu »,

…nous confie Antoine Pin, le directeur de la branche française de l’association.

Certains professionnels ont décidé de désintermédier le voyage, en mettant directement le client en relation avec l’agence locale, privilégiant l’emploi local. Samy Bailly, directeur des partenariats avec les agences locales chez Evaneos explique :

« On est sur un modèle qui répartit la valeur différemment, au bénéfice des agences locales. Dans le tourisme traditionnel, on a une agence de voyage qui va prendre 10% à 15% de la valeur et un tour opérateur qui va reprendre 20% de la valeur. In fine, il y aura 65% de la valeur qui arrivera au réceptif. Sur le modèle Evaneos, on prend seulement quelques pourcents de la valeur du voyage et l’immense partie de cette valeur est captée par l’agence locale ».

Connaître son impact pour mieux le limiter

De son côté, Stanislas Gruau, co-fondateur d’Explora Project a décidé d’être transparent vis-à-vis de ses clients, en notant ses voyages selon le dégagement de CO2 produit, depuis le trajet domicile-destination du voyage, en passant par la quantité de gaz qu’il faut pour chauffer l’eau des pâtes pour le dîner, et le type d’hébergement choisi. Le résultat est un classement qui interdit de proposer des voyages au-delà d’une certaine quantité de CO2, notamment en se limitant « au moyen-courrier, soit 3h30 au départ de Paris » précise Stanislas Gruau. 

« Pour nous, l’environnement, c’est pas de la philo, ce sont des maths. C’est un impact carbone qui doit être calculé sur chaque action de notre quotidien. »

Bruno Maltor, blogueur de VotreTourDuMonde.com, qui fédère plus d’un million de personnes sur l’ensemble de ses réseaux sociaux, privilégie la pédagogie à la culpabilisation :« Qui suis-je pour juger des gens qui vont partir en avion une semaine au Japon ? J’essaie de favoriser une prise de conscience, sans rabâcher ».

Moins prendre l’avion… La seule solution ?

Antoine Pin pense, de son côté, que c’est la fréquence à laquelle nous voyageons qui est en cause, pas le fait de voyager en long courrier :

« Pour pouvoir respecter les accords de Paris, les émissions carbone individuelles d’un citoyen devraient équivaloir à 2 tonnes de CO2 par année. Un aller retour au Japon en avion, c’est déjà ces 2 tonnes-là. Ce n’est pas l’aller et retour au Japon en lui-même qui est problématique, c’est la fréquence à laquelle on va le faire. On a une industrie qui nous encourage, mois après mois, année après année, à multiplier ces voyages alors qu’on a des destinations accessibles chez nous ou à côté, par d’autres moyens de transport, ça devient plus problématique ».

Alors si le transport est le premier coupable, comment y remédier ?

Des initiatives pour tendre vers le “zéro carbone”

« Les technologies qui permettent d’avoir un transport aérien sans émission de CO2 ne sont pas disponibles. Et elles ne le seront pas avant 2035, 2040 »,

nous explique Laurent Donceel, directeur du programme Destination 2050. Cette initiative réunit des acteurs européens de l’aviation (compagnie aérienne, aéroports, industriels et constructeurs) et a pour but de parvenir à zéro émission de CO2 d’ici à 2050 pour les vols à l’intérieur ou en partance de l’Union Européenne. 

« On veut que les gens prennent l’avion, partent en vacances sans sentiment de culpabilité. Et c’est là que c’est important d’avoir plus de transparence et de communiquer mieux sur ces initiatives, sur le développement de ces nouveaux produits, sur cette ouverture à un nouveau marché qu’est celui du tourisme durable. »

Même chez les acteurs plus traditionnels, on réfléchit aux améliorations de l’existant. Virginie Florin, responsable du RSE chez Kappa Club, nous détaille sa charte « tourisme responsable », qui précise notamment :

« on supprime le plastique à usage unique d’ici deux ans, 100% de nos hôtels recycleront les eaux usées, 80% de l’alimentation est bio et en circuit court (etc.) ». 

Toutes ces initiatives sont-elles suffisantes ? Y en a-t-il de meilleures que d’autres ? Difficile de trancher, mais nous ne pouvons qu’encourager ces entreprises qui se penchent sur la question et qui agissent. Reste aussi aux consommateurs de décider eux-mêmes de la manière dont ils vont voyager ces prochaines années.